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Loïc In-Albon: « La concurrence au sein de l’équipe m’aide à grandir »

Arrivé durant le saison 2012-13 au Lausanne Hockey Club, Loïc In-Albon a depuis franchi toutes les étapes au niveau juniors pour y décrocher un premier contrat professionnel l’année passée. Entre évolution, maturité et intégration des jeunes, il revient sur sa première année de joueur professionnel et aborde les nouveaux défis qui l’attendent. Rencontre.

L’été passé, tu as paraphé un premier contrat professionnel portant sur deux saisons avec le Lausanne Hockey Club. Qu’as-tu appris de cette première saison complète en National League ?

Tu apprends beaucoup en une année, c’est très différent des juniors. Tout est beaucoup plus professionnel. Il y a beaucoup de concurrence. Tu joues avec des amis, mais qui ne le sont plus vraiment dès que tu entres sur la glace. Tout le monde se bat pour avoir une place. C’est quelque chose que j’aime et qui me fait grandir dans mon jeu. J’arrive à prendre beaucoup d’éléments positifs de la concurrence.

Tu as disputé la quasi-totalité des rencontres l’année passée, avec 52 matchs au compteur. Sur quels éléments as-tu mis l’accent durant ta préparation estivale 2017 afin de t’imposer dans une ligue « d’hommes » et de minimiser le risque de blessures ?

J’ai effectué la première préparation en tant que pro à moitié avec l’équipe et à moitié tout seul, en raison de mes examens de fin de gymnase. J’ai tout d’abord tenté de prendre un maximum de poids pour être plus solide. De plus, tous les samedis j’ai fait un peu de yoga. Et du physio également, afin de renforcer différentes parties de mon corps et tenter de minimiser le risque de blessures.

Quels sont les principaux aspects de ton jeu que tu penses avoir réussi à améliorer durant cette première saison ?

J’ai pris beaucoup de maturité durant les 20 premiers matchs de la saison. J’ai également amélioré mon « puck management », la façon dont je le place dans les différents espaces de la patinoire. Je dirais maturité dans le sens où tu fais des jeux plus intelligents, moins risqués. J’ai également beaucoup appris en boxplay et dans le jeu défensif. Je pense que c’est tout bénéfice pour la suite.

Quels sont les aspects de ton jeu que tu souhaites améliorer pour cette nouvelle saison 2018-19 ? Quels sont tes objectifs pour la saison qui arrive ?

J’aimerais bien amener mon côté un peu « fou » que j’avais durant mes juniors. Contribuer un peu plus offensivement. Gagner en maturité, prendre de la vitesse, gagner mes batailles, amener de l’énergie et aider l’équipe à gagner.

Tu t’entraînes depuis plusieurs semaines sous les ordres de Ville Peltonen. Quelles sont tes premières impressions ? Qu’est-ce qu’il attend de toi ?

Mes premières impressions sont vraiment bonnes. Il est vraiment dur à la salle de force. Il est très à l’écoute de ses joueurs. Il prend le temps de parler avec tout le monde. On a eu une discussion individuelle qui s’est vraiment bien passée. Il n’attend pas quelque chose en particulier, mais il veut vraiment me faire progresser et me permettre d’atteindre la prochaine étape dans ma carrière.

Tu n’es désormais plus le plus « jeune » joueur dans le vestiaire, avec les signatures de Lee Roberts et Matteo Ritz. Quelle est ton approche vis-à-vis des jeunes joueurs qui sont progressivement intégrés à la première équipe ?

J’ai beaucoup joué avec ces joueurs dans les juniors depuis mon arrivée il y a 6 ans. Je suis tout d’abord content car j’ai moins à m’occuper des gourdes et ranger les pucks durant les entraînements. Avant, je m’en occupais avec Johnny Kneubuehler. Mise à part ça, c’est vraiment positif. Les jeunes qui arrivent s’adaptent vraiment vite. Les leaders sont super avec eux, ils les intègrent. On fait de plus en plus des activités ensemble. Vu que je les connais bien, ils restent un peu avec moi, comme Johnny l’avait fait pour moi auparavant.

Tu mènes de front une carrière de hockeyeur et des études. Comment t’organises-tu au quotidien ? Qu’est-ce que ça représente pour toi d’avoir quelque chose en dehors du hockey ?

Je viens de terminer mes examens pour obtenir ma maturité commerciale et un CFC d’employé de commerce. Les résultats vont bientôt tomber. L’année passée, j’ai également travaillé presque tous les après-midis. Grâce au Centre Sport Etudes et à son directeur Jean-Marc Gerber, où j’ai passé mes cinq dernières années, j’ai vraiment pu mener à bien ces deux grosses parties de ma vie.

Je suis encore assez jeune, donc je récupère relativement vite. J’ai pu aller voir les physios plusieurs fois, j’ai bien dormi et bien mangé au centre. Toutes ces choses font que cette saison s’est plutôt bien passée d’un point de vue personnel, même si j’aurais voulu en donner un peu plus. L’année prochaine je vais avoir encore plus de temps pour prendre soin de mon corps, on verra ce que cela va donner.

D’un point de vue général, comment décrirais-tu ton évolution depuis ton arrivée à l’âge de 15 ans à Lausanne, ton passage par le mouvement juniors du club, et ton rôle de hockeyeur professionnel ?

Quand je suis arrivé ici, c’était un peu flou. J’ai disputé une année entre Viège et Lausanne, car je n’avais pas reçu d’offre une fois mes Minis terminés. J’ai été contacté pour venir jouer ici. J’y ai disputé environ la moitié des matchs. J’ai eu ensuite plusieurs possibilités. Je suis resté ici. Je connaissais l’endroit, la structure, l’école. Cela me semblait être une bonne organisation. Cela s’est confirmé sur la dernière année juniors, où j’ai vraiment fait un pas en avant. J’ai pu jouer en équipe nationale juniors, j’ai disputé avec la première équipe du LHC quasiment la moitié des matchs de la saison. C’est cette saison qui a été un déclic, et qui a fait que je me rendais compte que je pouvais faire quelque chose dans le hockey.

Découvrez certaines séquences de l’interview en vidéo: