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Sacha Weibel : « Renforcer notre structure autour de l’équipe en place »

Le directeur général du Lausanne Hockey Club explique comment se prépare l’avenir et tire un premier bilan provisoire de l’arrivée dans la patinoire provisoire

La gestion d’une organisation sportive ressemble à s’y méprendre à celle d’une PME – sauf qu’en lieu et place des bilans trimestriels ou semestriels, les résultats sportifs rythment la semaine et chaque journée de championnat amène son lot d’émotions. Mais derrière cet aspect, bien qu’essentiel, se cache un travail de fond : la maîtrise des affaires courantes, la préparation de la saison suivante, et surtout les plans à long terme. Directeur général du Lausanne Hockey Club depuis 2010, Sacha Weibel lève le voile sur certaines évolutions qui se dessinent.

La saison actuelle n’est pas terminée, on est dans un moment important au niveau sportif, mais quel premier bilan pouvez-vous tirer de cette première année dans la patinoire provisoire ?

En effet, la saison est loin d’être finie. Mais en coulisses, je peux dire que nous avons pu maîtriser la situation. Financièrement, l’impact de cette transition complexe sera limité, il correspond à nos attentes, et c’est un soulagement. Nous avons fait de gros efforts pour respecter nos budgets et gérer en parallèle ce chantier unique et celui de la future patinoire.

Dans cette perspective, comment se passent les préparatifs à long terme ?

C’est intense, il y a beaucoup à faire. Nous devons nous assurer de pouvoir mettre en place les éléments qui nous permettront de profiter au mieux des nouvelles infrastructures (restauration, loges, etc.) ; cela va du financement aux détails d’aménagement. J’utiliserais une image : nous avons vécu dans une maison mitoyenne pendant 33 ans, nous passons deux ans dans un hangar provisoire, et demain nous investirons un immeuble à plusieurs étages. Et il faut que chaque étage soit géré au mieux pour nous permettre de nous développer. Car c’est comme cela que nous pourrons proposer une offre vaste et populaire, des places debout jusqu’aux espaces privatifs, et générer des revenus qui nous donnerons les moyens d’avoir un club sain et une équipe encore plus compétitive.

Les structures du club vont-elles évoluer ?

Dans son expression actuelle, le club est une organisation jeune, qui continue à se développer. Nous allons devoir le faire avec prudence et intelligence, mais il est clair que nous avons des besoins dans tous les domaines : un directeur financier, un chef de la formation sportive, un responsable pour les futurs concerts – la liste n’est pas exhaustive, et chaque chose viendra en son temps. Ces postes vont nous permettre, justement, de tirer le meilleur parti des nouvelles opportunités.

Et les cadres actuels ?

C’est sans doute la plus grande certitude : nous continuerons à nous appuyer sur l’équipe en place. J’ai la chance de pouvoir compter autour de moi sur des gens de première qualité. Patrick de Preux est un président enthousiaste, le conseil d’administration est solide, Chris Wolf est un directeur commercial créatif et dynamique. Et grâce à notre directeur sportif Jan Alston, nous avons déjà pu vivre une promotion en LNA, et (au moins) trois participations aux play-offs. Ce n’est qu’un début. Ce que nous construisons avec Jan pour l’avenir est réjouissant, et je suis heureux d’avoir misé sur notre entente à très long terme. Cette stabilité est primordiale quand on veut tenir un cap.

Propos recueillis par Thierry Meyer